samedi, 07 mai 2011
De famille en inconnues
Paris, je connais bien, c'est comme si toute ma famille habitait à côté. Heureusement que certains sont dans l'est de la France pour varier les destinations. Ces derniers jours, c'était donc un triumvirat familial entre deux oncles et un cousin. Souvenirs de famille et discussion cinéma, trois jours enthousiasmant.
Après les libations familiales autour de Paris, il fallait quitter la Seine pour Rhône et Loire. Il y à 8 mois, je quittais Paris par la porte d'Orléans. Tout y ayant patienté 3 heures. Ce vendredi, je n'étais trop confiant avant de m'y poser à nouveau. Pourtant, la surprise allait frapper deux fois. D'abord en y voyant ma deuxième stoppeuse en trois semaines allant vers Nantes, donc sans me faire concurrence. Deuxièmement, en trouvant un auto-stoppé en 20 minutes. Étienne de son prénom, s'en allant au baptême de son petit-fils en Allemagne, pouvait m'emmener jusqu'à Beaune. Parfait pour me lancer sur la route de Saint-Étienne.
Ayant dex jours pour atteindre la cité stéphanoise, je n'étais pas trop pressé. Du coup, une fois arrivé à l'aire de service près de Beaune, j'hesitais à en repartir, la jugeant tout à fait capable de m'héberger pour la nuit. Finalement, je décidais de continuer encore un peu plus loin. Pris par un éditeur de livre de l'île St-Louis, prêtant sa voiture à un ami habitant prêt d'Avignon, je m'envois jusqu'à Lyon. Nos routes se séparant, je les abandonnais (enfin l'inverse et à ma demande) sur une bande d'arrêt d'urgence juste avant la bretelle vers Saint-Étienne. De la, plus qu'à enjamber une rembarde, marcher quelques centaines de mètres et je ne retrouvais au bord du Rhône pour royal repas. Ou frugal, c'est selon les avis. Pour moi, deux œufs durs, c'est déjà bien.
L'estomac plein, je traversais un pont réservé aux voitures. Et ne dépassant pas le mètre 90. Il était moins une, à dix centimètres près, hé n'avait le droit de passer. Grâce à Google Maps, j'avais repéré un charmant cimetière à l'allure calme. Il ne restait qu'a grimper une côte aux pentes abruptes. Heureusement, un dernier stop de trois minutes allait m'amener au sommet. Comme quoi, même de nuit, sur des routes peu fréquentées, il est possible de faire du stop. Un dernier repérage, une ballade dans des arbustes piquants plantés sur un raidillon de terre et de galets et j'arrivais à mon gîte d'étape. Cimetière en chantier et en manque d'herbe ou de terrain plat, mais présentant l'avantage d'être à l'écart du passage. Pour un petit suivi de mon installation, lire le compte Twitter.
Conclusion de la nuit, pas de fantômes, une température soutenable, mais bougre de diou, ce que le vent peut être bruyant quand il est énervé. Belle étoile signifie réveil aux aurores. À 7h, le soleil transperçait le duvet. À 7h30, ma mère appelait pour vérifier que j'étais toujours de ce monde. Au grand regret de mes voisins nocturnes, c'était toujours le cas. J'étais prêt à me diriger vers Saint-Étienne. Damien en provenance de Chambéry et à destination de Clermont pour y chercher son tout nouveau vélo en position couchée et derouté sur la départementale pour une laser carburant croisant ma route sous le soleil d'un tronçon bien vide. Pas grave, il allait devoir passer par Saint-Étienne pour se rendre à Clermont.
Record battu, à peine 9h30 et j'étais déjà arrivé. De quoi passer l'après-midi dans la campagne verte, le centre ville vert et bien sûr l'antre verte qu'est le Chaudron, aka Geoffroy Guichard. Pour cela, je dois remercier mon hôtesse sûr cette étape. Karima, sportive dans l'âme ascendant vélo, bien que ne ne connaissant pour ainsi dire pas a très bien joué les guidés touristiques. Pour une première dans la capitale des mineurs, j'ai eu droit à un tour exhaustif et réussi de Saint-Étienne. Au risque d'en effrayer certains, j'ai même caressé l'idée de m'installer sur les bords de Loire.




23:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cimetière, verts, famille, vent |
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mercredi, 04 mai 2011
Le temps passe vite, mais l'attente est longue
Déjà une semaine sans note. Difficile d'écrire quand on est sur les routes. Alors pour suivre au plus près et sans attendre les notes, n'hésitez pas à lire mon compte Tweeter: http://twitter.com/42daysStop. Aucune inscription est nécessaire et celui-ci est alimenté plusieurs fois par jour.
Sur ma dernière note, je venais tout juste de débarquer sur le territoire français et avais visité les banlieues vides de Lille de nuit. Avec une arrivée aussi tardive, je me suis octroyé un jour de repos sur Lille. Le samedi soir (soir de la victoire de l'OM en Coupe de la Ligue), j'étais en soirée chez des lillois qui ont parfaitement tenu leur réputation d'amateur de boissons aromatisées (ou something like that).
Dimanche de Pâques, je ne cherchais pas les cloches, mais les rouennais. Par contre, j'ai eu tout le temps d'assister à la messe du matin avec 5 heures d'attente sur une aire de service au sud de Lille. J'y ai reçu mes premières gouttes, mais rien de bien horrible. A peine remarquées qu'elles avaient déjà disparu... tout comme ma patience. Heureusement, tout a une fin et enfin je me dirigeais vers Paris. Arrêt dans une seconde aire de service (sur autoroute payante, tellement mieux) pour tenter de bifurquer vers Amiens et Rouen. Je trouve mes rouennais, mais contre mes croyances, ils se dirigeaient vers Paris pour ne bifurquer qu'à Pontoise et attaquer la région rouennaise par le Sud. Bon comme ils me proposaient de me rapprocher à 40 kilomètres de Rouen, j'ai suivi la colonne de bon coeur.
Le lundi de Pâques est célèbre pour ses retours de vacances. Bretagne ==> Paris. Normandie ==> Paris. Moi, je faisais l'inverse, je me dirigeais vers la pittoresque Guingamp, ses 7000 habitants et son unique vendeur de kebab ouvert un lundi soir de Pâques. D'abord, simple, un Caen St-Malo avalé à toute vitesse. Ensuite, plus compliqué à galérer pour revenir sur la Nationale. Au final, après deux heures à faire des sauts de puce de 3 kilomètres grand max, un illustrateur de retour d'un festival belge m'embarquait jusqu'à St-Brieuc, faisant par là même un détour honorable et apprécié.
Mardi, ayant perdu trace de mon hôte rennais, je restais plutôt calme. De Guingamp, je déménageais dans la banlieue briochine après une étape à la plage et à la campagne. Repas familial entouré de six chiens. Autant dire que personnellement, j'étais au Paradis.
Mercredi, c'est Ligue des Champions. Barça-Real en foot. Détour et conductrice de charme pour le stop. Alors que les bretons m'avaient si bien accueilli jusque là, le chargé du climat avait changé d'avis. Froid, vent, pluie qui couve, les signes étaient claires, la Bretagne avait retrouvé son vrai visage. A moi l'Anjou. De Lamballe à Laval (n'essayez pas dans l'autre sens, ça ne fonctionnera pas), un retraité quasi-parisien me faisait faire un saut de géant tout en me mettant sur la voie royale par un détour sur la Nationale direction Angers. Fourni en temps et en nourriture, je me suis permis un casse-croûte de midi au bord d'un petit lac derrière le parking d'un Aldi. Comme quoi on trouve des jolies choses partout. Même en faisant du stop comme allait en attester ma prochaine auto-stoppée. Mylène, si tu lis ce blog, accepte à nouveau mes compliments. Wow est le mot. Sinon, Angers a l'air d'une ville plutôt jolie aussi.
Jeudi, c'est pack de 12. Douze auto-stoppés dans la journée, j'ai eu mon lot de rencontres différentes. Merci à tous pour m'avoir amené à destination avant même le retour de mes hôtes chez eux. En Vendée, on veut bien prendre des auto-stoppeurs, mais que sur de courts trajets. Genre jusqu'à la ville suivante. Ensuite, on refile le bouzin à la prochaine personne. Tiffauges est une jolie vallée avec un joli château et un joli lac, mais est un spot horrible pour faire du stop. Si peu de passage qu'on a le temps de faire des tractions dans les arbres. Par contre, la campagne vendéenne a aussi ses avantages. Le soir, de nuit, loin de la ville et avec un ciel dégagé, quel régal que de voir des milliers d'étoiles au son du vent dans les arbres. Petit parisien que je suis, j'avais oublié ce plaisir.
Le lendemain, vendredi, je respecte la tradition, je pars vers la mer. Dans le cas présent, c'est plutôt un Océan. Challans, La Rochelle en passant par les Sables d'Olonne. Départ lent et cahotique avec deux personnes pour m'amener à l'entrée d'une ville puis à la sortie... de la même ville. Par contre, le troisième auto-stoppé, c'était un direct pour la Rochelle. Probablement, l'une de mes arrivées les plus rapides jusqu'à présent. De quoi se balader facilement sur les docks, les ponts et les rues de la Rochelle qui est toujours aussi jolie. Partie remise le soir sous d'autres lumières et à la crépêrie. Restera cette question: "Pourquoi avoir mis un mur ici ?"
Samedi, on se repose, c'est un simple La Rochelle - Niort qui s'annonce, alors on corse la chose en tentant pour la première fois le port de la robe de chambre (cf Tweeter). Une heure d'attente sans arrêt d'auto-stoppé. Quelques sourires, quelques regards héberlués et finalement deux policiers. "Bonjour monsieur, vos papiers s'il vous plaît". "Vous portez quoi sur le dos ?". Oui, c'est bien une robe de chambre, non, je ne suis pas fou, oui, je fais un tour de France. Est-ce que je peux vous montrer la marque de ma robe de chambre, bien sûr. Non, ce n'est ni Arkham Style, ni Sainte-Anne Nature, c'est juste du Tati. Au revoir messieurs. Cela dit, sans la robe de chambre, j'ai trouvé beaucoup plus rapidement un auto-stoppé en voyage direct pour Niort.
Samedi après-midi et dimanche, repos complet. Partie de foot prévue et grasse matinée. Lundi, on change d'hébergeur, mais pas vraiment de région avec un saut d'une vingtaine de kilomètres vers le nord.
On arrive à aujourd'hui, lundi 3 mai. Objectif: Chateaudun. Point de départ: Aire de péage non-identifiée autour de Niort. Direction utile: Paris par l'A10. Obstacles: Départ dans la campagne deux-sévriennes, aire de péage inerte, météo incertaine. Pour régler le premier obstacle, la solution était simple, marcher pour atteindre un axe et un spot de stop de qualité. Pour le second problème, ne pas être regardant sur la direction était la solution. J'embarque donc sur l'A10, non pas direction Paris, mais direction Bordeaux qui est donc la direction opposée. Trajet de 100 kilomètres vers le Sud jusqu'à une aire de service avec Arche (ici un tunnel) pour repartir dans le sens inverse. Ensuite, à nouveau 100 kilomètres vers le nord pour me retrouver à mon point de départ à côté de Niort. A ce moment, je vainc le troisième problème (la météo). En effet, alors que la pluie avait déjà croisé ma route dans le trajet vers le sud, maintenant, c'était un orage d'été qui s'abattait sur Niort à n'en plus voir la route. Depuis la voiture, à l'abri. Battu la météo pour encore un jour. Poursuite de la remontée jusqu'à Tours où je bifurque par la Nationale et de petits sauts en petits sauts, j'arrive à ma destination cachée dans la campagne locale.
Ce jeudi, j'aurais effectué la moitié de mon périple. La moitié nord sera achevée et je serais prêt à plonger vers la vallée du Rhône. Jusqu'à présent, j'ai esquivé magnifiquement la pluie. Espérons que cela va continuer. J'ai rencontré des dizaines de gens sympas sur les routes et le soir. Parmi mes auto-stoppés des derniers jours, citons entre autres Mounir, Nicole et Pierre-Claude, Maïté, Roland, Vincent, Bruno, Gérard, Mylène, Jean-Pierre et Marylène, Xavier, Alexandre, Nasser et enfin Simon le dernier en date. Je sais que j'en oublie, mais c'est dur de retenir tout ces prénoms. Mais merci à tous et continuez à vous arrêter, c'est toujours une grande joie quand on voit s'arrêter une voiture.
Dernier rappel. Le compte Tweeter quotidien: http://twitter.com/42daysStop
01:47 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) |
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dimanche, 24 avril 2011
42 jours (ou presque) en photo
Voici quelques photos de ces premiers jours.
Quand on se retrouve en milieu inconnnu, il est parfois utile de prendre en photo un plan.
Adieu l'Angleterre
Les vertes prairies belges
Parfois, elles sont jaunes.
Les amoureux de la gare de St-Pancras
L'Emirates Stadium, stade d'Arsenal et ses canons
Le ciel anglais
Deux grands maitres ensemble
01:55 Publié dans Miscellanée | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photos, paysages, insolites |
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samedi, 23 avril 2011
D'un Londres ensoleillé à un Lille by night
Le vendredi de Pâques est férié en Angleterre, mais pour moi, c'était une grosse journée avec le départ de Londres, la traversée de la Manche gratuitement et le dernier tronçon jusqu'à Lille. Une longue journée s'annonçait, rallongée d'elle même par le décalage horaire.
La première étape était de quiter le nord de Londres pour le sud de Londres tout en me mettant sur la bonne voie. Après les conseils de mes hôtes, je me suis dirigé sur Lewisham dans la banlieue Sud, rejoint en métro puis train/RER. Je ne savais pas si ma carte de transport me permettrait d'utiliser le train et je ne le sais toujours pas puisqu'aucun tourniquet était présent pour m'empêcher de rentrer ou de sortir. Tant mieux pour moi. Après quelques centaines de mètres, je me retrouvais sur Lee High Road, prémisce de ce qui deviendrait l'autoroute quelques kilomètres plus loin. Sport parfait avec voiture roulant lentement, espace derrière moi pour s'arrêter et poteau à la hauteur de mon sac pour le porter derrière mon dos. L'attente n'a de toutes manières pas été de longue durée. Un couple de Londoniens partaient faire de l'escalade dans le sud de l'Angleterre et me proposait de m'avancer sur l'autoroute. Merci donc à Tamsin et John.
La distance entre Londres et Douvres n'est pas gigantesque, c'est donc un saut de puce jusqu'à la station service/McDo où ils me déposent. Je profite que j'ai du temps devant moi et une petite faim pour tester les prix dans les McDo anglais (c'est moins cher) et pouvoir me connecter à Internet. Ensuite, sous le soleil au bout de l'aire pendant environ une heure avant que deux jeunes anglais retournant chez eux à Canterbury m'embarquent. Sid et Will vont même faire un léger détour sur leur trajet initial pour me déposer sur une grande aire de service aux abords d'Ashford. Avec son mini centre commercial et son hôtel, l'aire avait un bon trafic.
Je me suis assis ici pour faire mon stop: 51.265294,0.616217 (Google Maps)
Avec un petit panneau fait juste avant indiquant: FRANCE - Channel !!
L'attente sera relativement longue avec un nombre raisonnable de français avec de la place dans leur voiture me passant devant. Finalement, ce sera un belge, flamand pour être précis, qui s'arrêtera. De retour du Pays de Galles chez son fils et à destination de Gand. Habitué des grands voyages et ayant travaillé en Suède, France, Espagne, Italie ou les kibboutz israëliens, il y avait des histoires à raconter.
Booké pour le ferry de 22 heures, on a essayé de passer à celui de 18 heures, mais le supplément demandé était de trop, alors direction un petit pub pour patienter. Une amende pour mauvais stationnement plus tard, retour sur les docks où l'on pouvait prendre le ferry de 20 heures. Son conseil de faire un tour des voitures présentes avant l'embarquement s'avèrera le bon. Malgré un nombre impressionnant d'Anglais en week-end de 4 jours et quelques polonais (les instructions à la douane étaient en 3 langues: anglais, français, polonais), je trouvais un baroudeur français de retour des Higlands écossaises. Enregistré par la douane avec mon flamand, je changeais de voiture avant l'embarquement non sans récupérer un peu de nourriture gracieusement offerte.
20 heures, le ferry quitte les docks pour une traversée de deux heures auxquelles s'ajoutent l'heure de décalage en défaveur de la France. Arrivée prévue sur nos côtes à 23 heures. Au moins, cela laisse le temps de discuter. D'abord sur le pont supérieur pour voir disparaître dans la nuit et la brume les falaises blanches de Douvres, puis le pont inférieur à l'abri du vent, mais toujours avec le vent marin et enfin dans le ferry lui-même entourés par des dizaines de bambins anglais plus braillards que les nôtres. Fabrice, mon baroudeur et professeur des écoles, revenait d'un trip de deux semaines dans les Higlands. Tente et bain dans les lacs au volant d'une voiture plus ancienne que la légende du monstre du Loch Ness. Pas du 3 étoiles, mais un vrai voyage avec retour aux sources (nombreuses autour des lacs écossais).
Entre discussions sur l'auto-stop, le permis bateau et les voyages étudiants à l'étranger, le ferry voit apparaître les lumières françaises du port de Dunkerque, plus industriel que celui de Douvres. Maintenant, direction l'A25 et Lille pour une heure de route. Les discussions aidant, le temps passe vite, les sorties aussi. C'est ainsi que de la sortie 7, on passe à la sortie 5 sans voir ma sortie 6, si proche de l'arrivée.
Bon, il est tout de même 00h30, bien tardif pour aller réveiller les gens. J'ai donc hésité à poser mon matelas dans la bretelle de la sortie 6 où l'herbe semblait accueillante. Enfin à quelques kilomètres de mon point de chute, c'est dommage. J'ai quelques infos pour faire le chemin, quelques légères copies de carte du coin et mes jambes. Alors, on charge le sac et on marche. Et surtout on évite de demander son chemin au passant. Qui vous envoie dans le mauvais sens alors qu'on avait fait le bon choix. Toujours croire la boussole et pas les passants. Après ce premier raté me coûtant une demi-heure, la tentative en solo sera plus efficace.
1h30 de marche pour un peu plus de six kilomètres dans les rues vides d'une banlieue lilloise endormie. Un peu de boussole, un peu d'arrêt de bus avec plan bas de gamme et de l'huile de semelle. Arrivé devant la porte de Narcisse, l'hôte du soir, dernière hésitation, tout est éteint (alors qu'il n'est que 2h30 du mat'...), le chien grogne derrière la porte. Allez, hop, on sonne.
19:55 Publié dans Trajet | Lien permanent | Commentaires (4) |
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